L’objectif de la Politique de financement du développement durable (SDFP) est d’inciter les pays à évoluer vers un financement transparent et durable et de promouvoir la coordination entre l’IDA et les autres créanciers en soutien aux efforts des pays bénéficiaires. Le cadre SDFP s’appuie sur les leçons tirées de la mise en œuvre de la Politique d’emprunt non concessionnaire (PNC) et s’adapte au nouveau paysage de la dette et des créanciers. À partir du 1er juillet 2020, il remplacera le PNCE et s’en distinguera sur plusieurs aspects importants. Bien que la nouvelle politique reconnaisse explicitement que les efforts de l’IDA seuls ne suffiront pas à modifier le paysage actuel de la dette des pays éligibles à l’IDA, sa conception vise à maximiser l’impact de la politique sur le développement.
Actions de performance et de politique (PPA) approuvées pour l’exercice 2026 (PDF) | Actions de performance et de politique (PPA) approuvées pour l’exercice 2025 (PDF) | Actions de performance et de politique (PPA) approuvées pour l’exercice 2024 (PDF)
Le SDFP renforce encore davantage le cadre politique actuel de l’IDA en matière de dette par un engagement plus proactif et systématique sur la durabilité de la dette au niveau national. Le SDFP a deux piliers :
Le Programme d’amélioration de la durabilité de la dette (DSEP) : Ce pilier vise à renforcer les incitations pour les pays à adopter des pratiques d’emprunt et d’investissement durables. Reconnaissant l’importance des investissements financés par la dette pour le développement, ce pilier abordera les risques liés à la dette liés aux facteurs du côté de la demande. Le DSEP créera des incitations – liées aux allocations pays de l’IDA – pour que les pays éligibles à l’IDA mettent en œuvre des actions concrètes de performance et de politique (PPA) visant à améliorer la transparence de la dette, la viabilité budgétaire et renforcer la gestion de la dette.
Le Programme de Sensibilisation des Créanciers (OPP) : L’OAP vise à tirer parti du rôle de la Banque mondiale en tant que conventeur et facilitateur pour promouvoir une action collective renforcée, une plus grande transparence de la dette et une coordination plus étroite entre emprunteurs et créanciers afin d’atténuer les risques liés à la dette. Une action collective efficace des créanciers, y compris les banques multilatérales de développement (BMD), d’autres institutions financières internationales (IFI), des prêteurs bilatéraux et des créanciers du secteur privé, aiderait à atténuer les risques liés à la dette liés aux facteurs du côté de l’offre. Dans le cadre de l’OAP, l’IDA élargira et renforcera son engagement avec les IFI, notamment par le développement et la promotion de principes de financement durable. L’IDA renforcera également la transparence et la communication sur le financement durable avec un large éventail de créanciers, notamment par le dialogue sur le SDFP et d’autres initiatives de partage d’informations.
La mise en œuvre des SDFP sera guidée par des principes d’équité, de simplicité et d’approche fondée sur des règles. Plus précisément, l’IDA garantira une application équitable de la politique dans tous les pays de l’IDA, en calibrant les PPA en fonction du contexte et des capacités des pays. La politique sera ancrée dans un cadre de mise en œuvre simple et prévisible, qui inclut des étapes détaillées par les pays emprunteurs et l’IDA. Enfin, elle sera axée sur des règles clairement définies, notamment sur le suivi et la prise de comptes.